Femme Épanouie Heureuse... et Fière
« C'est une femme qui est née dans un corps d'homme. Elle s'appelle Caroline. »
Alice et Delphine m'ont ainsi décrite à leurs deux filles respectives, avant de me présenter à elles.
Mes amies pensent qu'il y a eu un bug à ma naissance, et ont totalement raison : « Pour nous, c’est une évidence. Caroline, tu es une femme ! »
Qu’elles soient remerciées de m'avoir accueillie dans « leur monde féminin » devenu aussi « le mien » ; j'y suis bien, car à ma place.
Pourtant, elles savent aussi que, parfois, je repars dans mon « monde d'origine » que je continue à fréquenter sans problème. Bien que ma langue naturelle soit dorénavant le féminin, le masculin n'est pas pour autant langue morte.
Depuis ma retraite en avril 2019, partagé·e en deux, tantôt Caroline femme, tantôt François homme, nous jonglons en parfaite harmonie, entre « elle » qui prend de plus en plus de place, et « lui », qui lui laisse la sienne dès qu'il peut.
J'aurais dû être déclarÉe de sexe féminin, donc fille, sauf que cela n'a pas été le cas, puisque j’ai été déclaré de sexe masculin. Mon acte de naissance ne correspond pas à celui que je suis censé être… celle qui s’est découverte petit à petit, pour enfin éclore et s’épanouir.
Prénommé François, ayant exercé, au masculin, trois métiers très différents, me sentant déguisée quand je suis en homme¸ je joue à faire semblant d’en être aux yeux des autres. Mais je reste bien dans mes peaux, même si, dorénavant, celle qui me sied le mieux est féminine.
Très épanoui(e), chaque jour, j’en suis heureuse ou heureux, selon qui j’ai envie d’être. Jonglant très fréquemment entre mes deux genres, ne m’interdisant rien, oubliant que je ne suis pas née dans le bon corps, ce que je vis est une incroyable richesse, et une vraie force.
Même si à la société commence à s'ouvrir sur "le genre", elle peut aussi être cruelle. Mais je prouve qu’il est possible d'assumer, et de gérer, une situation que je n’ai pas choisie.
Pouvant passer de lui à Elle, ou d’Elle à lui, en dix minutes, parfaitement consciente que ma part féminine est bien plus développée que devrait l’être la « nor-me-MÂLE », j’ai décidé de ne plus l’enfouir, mais au contraire, l’assumer, la libérer, pour « vivre en tant que femme » dès, et autant, que j'en ai envie, ou besoin.
Croquant de plus en plus ma vie au féminin, tout en continuant à apprécier celle au masculin, je me glisse alors dans une peau d'homme juste pour, parfois, jouer à faire semblant d'en être un. François, lui, en bénéficie vraiment ; mais il restera invisible. De toute façon, comment être « visuellement » ensemble ? C'est matériellement impossible, et pour cause.
PÈRE très heureux et fier, je n'ai aucune volonté de changer de (mon) corps. Il me suffit juste de gérer mes deux moi. Ma fille, qui sait que j’existe, est fière de moi ; c’est magique.
Parfaitement consciente que ma part féminine est bien plus développée que devrait l’être la « nor-me-MÂLE », j’ai décidé de ne plus l’enfouir, mais au contraire, l’assumer, la libérer, pour « vivre (en tant que) femme ».
Ce que je vis est tout bonnement épanouissant, fabuleux, fantastique, incroyable, magique, ...
♥ Tantôt il, tantôt elle, je suis lui, je suis elle, elle est lui, elle est moi, il est il, il est moi, je passe de l’un à l’une, je passe de l’une à l’un…
Elle est lui, elle est moi, il est il, il est moi, je suis il, je suis elle, je passe de l’un à l’une, je passe de l’une à l’un… c’est tout.
C’est ma vie, mes vies, notre vie, nos vies. ♥
Plus je nanate, plus je m'éclate."👩🤭
Et je suis fière
- de LA Femme
- des femmes
- de la Féminité
- d'être femme.
Caroline FEH